Section 18ème arrondissement Chapelle Goutte d'Or

Section du parti-socialiste de Paris

Unité, bilan, espoir

Par • 30 nov, 2016 • Catégorie: Edito

Chers Camarades,

Alors que le populisme s’incarne sous toutes ses formes et fait feu de tout bois, que des essais dignes des pires brûlots des années 30 se vendent dans nos librairies comme des petits pains, que des propos indignes de notre République nourrissent les médias en toute impunité, notre Parti avance en désordre vers des échéances électorales dont l’importance cruciale n’échappe pourtant à aucun d’entre nous.

L’avenir de notre pays, de la gauche et de notre Parti se décide aujourd’hui.

Deux adversaires, c’est déjà beaucoup, se présentent devant nous.

L’extrême droite à qui tout un chacun promet une présence au second tour de la présidentielle dans une indifférence plus qu’inquiétante, voire un fatalisme désolant.

La droite, qui à travers ses primaires promet, quel que soit le vainqueur, une purge économique et sociale sans équivalent.

Notre débat interne quant à lui semble se réduire à une seule dimension, quasi suicidaire ; qui restera en place au milieu des ruines après que nous aurons éreinté notre action menée durant ce quinquennat ?

Comment ne pas percevoir que nous offrons à nos adversaires un boulevard sans précédent.

Le simple bon sens veut que l’on ne scie pas la branche sur laquelle on est assis.

Notre Parti est et fut depuis sa création le lieu de débats forts et fertiles permettant l’émergence de progrès politiques et sociaux. Aujourd’hui, notre volonté d’agir se voit entravée par nos propres tensions internes.

Quel (le) que soit la candidate ou le candidat qui sortira de nos primaires, il est impossible que celui ou celle-­ci puisse envisager la victoire sur la base d’une stratégie d’auto-­dénigrement et de dévalorisation.

5 ans d’action passés par perte et profit serait la garantie d’une défaite cuisante.

Il est temps que tous les socialistes aient conscience que nous sommes au travail depuis 2012 et que ce que nous avons réussi est le socle qui doit nous permettre de l’emporter.

L’heure du bilan approche et nous savons bien depuis 2001 qu’une élection à venir ne se gagne pas seulement sur la base d’un bilan.

Pour autant, les indicateurs sociaux économiques traduisent les effets d’un quinquennat que nous devons défendre pour ce qu’il a permis de préserver et de développer.

Les comptes de la sécurité sociale seront pratiquement à l’équilibre en 2017, ce qui ne s’est jamais vu depuis des décennies, la branche des retraites redevenant excédentaire dès cette année.

L’espérance de vie en bonne santé progresse : + 2 ans pour les femmes, + 3 ans pour les hommes.

Le taux d’emploi se situe à son plus haut niveau depuis 30 ans et la création d’emploi augmente, mouvement engagé depuis le quatrième trimestre 2015.

Enfin, l’effort de recherche engagé par la dynamique initiée durant ce quinquennat est en hausse continue et s’établit à 2,3% du PIB pour (1,9% en Europe).

Tout cela est peut être insuffisant mais tout cela est.

Il nous appartient de ne pas être les fossoyeurs de notre action et de nos espérances.

Jean-­Marc Seijo-­Lopez

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