Section 18ème arrondissement Chapelle Goutte d'Or

Section du parti-socialiste de Paris

Intervention de Daniel Vaillant sur la prolongation du tramway jusqu’à la Porte d’Asnières

Par • 30 sept, 2010 • Catégorie: L'actu des élu(e)s

Conseil de Paris, mardi 28 septembre

Je suis personnellement très heureux de la délibération soumise à notre approbation aujourd’hui, qui témoigne de la volonté de concrétiser, étape après étape, jour après jour, cet ambitieux projet de prolongation du T3. Et vous savez qu’il est très attendu dans le 18e arrondissement et, bien sûr, dans le 17e voisin.
Le 29 mars dernier, ma collègue Claudine BOUYGUES était déjà intervenue pour se féliciter du vote d’une première délibération actant les études préalables à la concertation, que cette délibération nous propose de lancer aujourd’hui. Une étape supplémentaire, donc, d’un grand projet de la mandature : je veux parler de l’arrivée du T3 à la porte de la Chapelle en 2012 et, comme nous l’avons toujours dit et écrit, qui doit pouvoir aller jusqu’à la porte d’Asnières.
Il s’agit donc ici de voter les modalités pratiques d’organisation de la concertation qui doit avoir lieu à partir de la fin de l’année sur le tracé du tramway de la porte de la Chapelle à la porte d’Asnières. Cette concertation va concerner les 17e et 18e arrondissements mais aussi les conseils généraux limitrophes et fera l’objet de réunions publiques, comme cela a été le cas pour le tronçon précédent.
Il était essentiel que la Ville prenne l’initiative, en accord avec la Région, afin de lancer les études nécessaires, puis aujourd’hui la concertation sur cette prolongation. Cela permet de marquer fortement notre volonté politique et de mettre l’Etat, chère Madame DOUVIN, face à ses responsabilités. Nous déplorons tous l’absence d’engagement financier de l’Etat sur ce trajet. Pour que le tramway aille jusqu’à la porte d’Asnières, il est absolument nécessaire que l’Etat s’engage financièrement à la hauteur des engagements qu’il peut prendre ailleurs, en province par exemple où il est beaucoup moins pingre qu’il ne semble l’être à Paris.
Car, ce projet, Mesdames, Messieurs, est d’intérêt général au service non seulement des Parisiennes et des Parisiens mais aussi des Franciliennes et des Franciliens. L’Etat doit prendre sa part de responsabilités.
Alors, j’entends maintenant qu’il faudrait lier cette prolongation à des études et à une prolongation au-delà. Je suis très favorable à l’idée de la porte Maillot, mais je ne voudrais pas, après que nous ayons mis le temps nécessaire pour aller à la porte de la Chapelle, maintenant faire, dans le rythme qu’il fallait… envisager la prolongation à la porte d’Asnières et puis lier la porte Maillot qui pourrait, le cas échéant, retarder la prolongation à la porte d’Asnières. Donc, moi, je suis quelqu’un qui avance pas à pas. Je préfère qu’on acte notre engagement, notre volonté d’aller à la porte d’Asnières, ce qui n’exclut pas d’avoir la même volonté d’aller à la porte Maillot mais a priori, si on fait le tour de Paris, il faut commencer par un bout et finir par un bout. Cela nécessite un certain nombre d’étapes.
C’est pourquoi je me réjouis de cette nouvelle étape, grâce notamment à Annick LEPETIT qui a permis de lancer sans attendre les études et maintenant la concertation pour que cette ambitieuse opération puisse débuter sans tarder et que les habitants, notamment des arrondissement du Nord de Paris, puissent envisager maintenant concrètement la réalisation de cette prolongation. Je crois que cet équipement jouera un rôle essentiel.
Cela n’exclut pas, encore une fois, d’aller au-delà. Cela n’exclut pas d’envisager les études sur la question des gares, Denis BAUPIN a lancé cette idée, pourquoi pas, mais je ne voudrais pas qu’on embrasse trop et qu’on étreigne mal. Voilà ma position, elle est d’aller maintenant concrètement sur la porte d’Asnières et pourquoi ne pas aller ensuite ailleurs, mais enfin un bon tiens, tu l’auras, c’est, à mon avis, la formule qu’il faut, plutôt que de vouloir tout et peut-être d’avoir plus de difficultés, y compris à convaincre l’Etat.
Je dis à Denis BAUPIN : ne baissons pas les bras par rapport à l’engagement de l’Etat. C’était une des raisons, et Sylvain GAREL s’en rappelle, pourquoi moi j’attendais. Il y a encore sans doute des marges de discussion pour que l’Etat ne reste pas en dehors financièrement de ce projet.
Ne baissons pas les bras et n’exonérons pas l’Etat de ses responsabilités.

M. Daniel VAILLANT, maire du 18e arrondissement.

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