Section 18ème arrondissement Chapelle Goutte d'Or

Section du parti-socialiste de Paris

Scientologie: intervention de Daniel Vaillant en commission des lois

Par • 18 sept, 2009 • Catégorie: L'actu des élu(e)s

…afin que le Parlement revienne au plus vite sur la disposition législative empêchant de dissoudre une secte pour escroquerie.

« Notre intention n’est pas de polémiquer et d’envenimer la situation. Mais force est de reconnaître qu’il existe un véritable problème, lequel ne résume pas à une défaillance de vigilance sur ce texte. Le Parquet n’a pas fait les réquisitions qui convenaient. Nous devons également nous demander, sur le fond, si la dissolution est un meilleur instrument de lutte contre les sectes que l’interdiction.

Sans porter d’accusation contre qui ce soit, je rappelle que Mme Gounord, porte-parole de l’Église de scientologie, a pris connaissance de documents de la mission d’enquête sur les sectes avant même nos collègues députés. Je rappelle également que plusieurs kilos de dossiers ont disparu, de façon très opportune, en cours de procédure, et qu’une certaine directrice de cabinet a dû quitter ses fonctions. Je pourrais également rappeler les difficultés auxquelles s’est heurtée la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, la MIVILUDES, ainsi que les menaces formulées à l’encontre d’Alain Vivien.

La scientologie étant, selon moi, un adversaire de la démocratie et de la liberté, la question est de savoir comment lutter efficacement contre ces délinquants, qui ne constituent pas une Eglise malgré leurs prétentions. Un tel sujet mérite mieux qu’une polémique. Nous prenons acte du fait que Philippe Vuilque a obtenu une réponse à sa question, mais nous aimerions également savoir comment vous comptez régler la situation actuelle.

J’observe, au passage, que ce ne sont pas les socialistes qui ont lancé le débat actuel : ce sont les scientologues qui se sont publiquement réjouis de passer entre les mailles du filet grâce à la disposition législative en cause. La chancellerie et le Parlement ont ensuite tenté de se rejeter la responsabilité.

En tout état de cause, si le Parlement s’est trompé, peut-être par absence de vigilance, il faut rétablir la possibilité de dissoudre une association pour escroquerie. »

Daniel Vaillant, mercredi 16 septembre 2009

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