Section 18ème arrondissement Chapelle Goutte d'Or

Section du parti-socialiste de Paris

Question orale de Daniel Vaillant à Fadela Amara

Par • 10 juin, 2009 • Catégorie: L'actu des élu(e)s

Madame la Ministre,

Ma question porte sur les perspectives financières prévues dans le cadre de la Révision Générale des Politiques Publiques, concernant les associations et les centres sociaux oeuvrant dans les quartiers politique de la ville, en direction des enfants et de leurs familles.

En effet, dans ma circonscription qui comprend 4 quartiers en politique de la ville et de nombreuses associations qui accueillent et agissent avec tous les habitants sans discrimination, de nombreux acteurs et  habitants se sont mobilisés le 4 et 29 avril dernier, pour nous faire part de leurs inquiétudes relatives aux menaces de désengagement de l’État sur des activités essentielles telles que les dispositifs d’accompagnement à la scolarité ou les ateliers de savoirs socio linguistiques.

Sur l’ensemble des 28 centres sociaux associatifs parisiens, il semblerait que cela soit plus de 1,15 millions d’euros qui risquent de faire défaut dans le cadre de la RGPP, suite au démantèlement de l’ACSE (Agence nationale pour la Cohésion Sociale et l’Égalité des chances) au profit de l’Office Français pour l’Immigration et l’Intégration.

Dans ce contexte de crise économique et sociale, les citoyens les plus vulnérables – les habitats des quartiers populaires et les migrants – sont les premières victimes du chômage.

Détruire les structures d’accompagnement et de soutien social, en leur retirant les financements ou en leur permettant pas d’avoir une visibilité financière à long terme, relèverait, à mes yeux, d’une démarche très risquée, d’autant plus que et vous le savez bien, la pérennisation des emplois associatifs fait cruellement défaut.

Je souhaite donc savoir précisément si l’État va à nouveau se désengager de cette politique d’intégration et de cohésion sociale en diminuant les subventions aux centres sociaux et associatifs des quartiers politique de la ville.

Je serai très concret afin d’éviter toute polémique superficielle, car le sujet est extrêmement grave.

Quand on sait par exemple que dans le 19ème arrondissement de Paris, plus de 30% des habitants accueillis dans un centre social vivent sous le seuil de pauvreté, il apparaît crucial, en effet, en tant que député de m’assurer que les subventions seront au rendez-vous.

Malheureusement, depuis 6 ans, ce n’est pas le cas : la part de l’État dans leurs ressources a constamment diminuée passant de 21,4% en 2003 à 9,8% en 2007, alors que le Département de Paris a multiplié par 5 sa participation depuis 2001.

Nous sommes loin des paroles aux actes !!!

J’attends donc de l’État qu’il ne précarise pas des structures de proximité, dont l’objet même est d’apporter une aide aux personnes précaires.

Daniel Vaillant
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